Malgré tous les efforts déployés, aucun mélomane ayant eu la chance de voir Darling DeMaes en spectacle n’a pu établir de lien sonore direct entre l’ensemble de Montréal et quelque artiste que ce soit, tous styles musicaux confondus. Les oreilles les plus attentives ont peut-être décelé une touche de Belle & Sebastian, un soupçon de Pavement, une miette de the Shins, des Pixies ou de Radiohead. Certains disent même être en mesure de capter des échos des années 60 et invoquent les Beatles, Ronnettes et Paul Simon de ce monde. Cependant, force leur est d’admettre que la facture sonore de Darling DeMaes est nette, voire unique, et se veut l’étalement de toute l’ironie, la naïveté et la nostalgie présentes dans l’esprit collectif du groupe, sur fond de mélodies complexes, mais non moins fragiles.